Quand le Centre Sécurité Requin braconne dans la réserve marine….

Une fois n’est pas coutume, le Conseil Scientifique de la Réserve Naturelle Nationale Marine de la Réunion (RNNMR) est sorti récemment de sa réserve pour alerter publiquement les autorités sur les pratiques de pêche illégales du Centre Sécurité Requin (CSR, ex-CRA) à l’intérieur de la réserve, jusque dans ses sanctuaires les plus protégés.

En effet, si la pêche professionnelle est autorisée dans les zones de protection générale et dans les zones de protection renforcée externe (ZPR 2B, situées plus au large), elle est formellement interdite dans les ZPR 2A (zones situées dans la partie la plus construite de l’édifice récifal, de 0 à -30m de profondeur) et à fortiori dans les zones de protection intégrale : les fameux sanctuaires, en très petit nombre.

Le Conseil Scientifique de la Réserve Marine a donc publié le 19/05/21 une auto-saisine reprise par le journal Le Monde du 14/06/21, puis a adressé le 19/06/21 un courrier à ce sujet aux autorités locales et nationales.

En dehors du JIR (article du 16/06/21), aucun média à la Réunion ne s’en est fait l’écho, illustrant une fois de plus le parti pris des médias réunionnais pour la destruction systématique des requins tigres et bouledogues menée par l’Etat français dans nos eaux.

Mais que s’est-il passé exactement ?

 

L’arrêté préfectoral n° 1742 du 15 juillet 2008 modifié, réglementant l’exercice de la pêche maritime professionnelle dans les eaux de la Réunion, et l’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019, autorisent de manière dérogatoire la pêche des requins tigres et bouledogues dans les ZPR 2A, uniquement dans le cadre de dispositifs post-attaque ou post-observation (lorsqu’un requin a été observé de manière certaine).

L’arrêté n° 298 stipule, en son article 5 : « L’opération ciblée de prélèvement (…) s’effectue au moyen de la technique de palangue ancrée, dite palangue verticale avec alerte de capture, dans les zones de protection renforcée de niveau 2A, hors platiers récifaux. Aucune pêche n’est permise en zone de protection intégrale ».

Le même arrêté précise en son article 10 : « Les infractions au présent arrêté exposent leurs auteurs aux poursuites et peines prévues par l’article L.5242-2 du code des transports », soit  un an d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.

 

Le problème, c’est que le CSR - qui bénéficie visiblement de protections en haut lieu - se croit tout permis et s’autorise toutes les libertés vis-à-vis de la réglementation.

Sur ces 4 dernières années en effet, le Conseil Scientifique a relevé près de 170 infractions aux arrêtés préfectoraux précités et à la réglementation de la réserve marine à l’occasion de pêches du CSR en ZPR 2A ou en sanctuaires !! Une paille…..

Quand on sait que l’Etat fait - à juste raison - la chasse aux "petits" braconniers dans la réserve et que la justice n’hésite plus à les condamner à de fortes amendes voire à des peines de prison ferme, on reste stupéfait de voir que ce même Etat français - qui pilote le CSR - se permet de braconner ouvertement (il n’y a pas d’autre mot) dans ladite réserve !

Evidemment, le sous-préfet de Saint-Paul étant à la fois président de la réserve marine et président du CSR, cela facilite bien les choses dès lors qu’il s’agit d’exonérer le CSR de ses propres turpitudes : ce dernier a les coudées franches et fait ce qu’il veut dans la réserve, avec l’argent du contribuable, et au mépris du droit commun et de l’intérêt général……

Ce scandale a été découvert de la manière la plus simple qui soit. En effet, l’IFREMER publie sur le portail SEXTANT Océan Indien (https://sextant.ifremer.fr/ocean-indien) des cartes sur lesquelles figurent les données du programme de pêche mené par le CSR en regard du zonage réglementaire de la réserve marine, en particulier les positionnements GPS, les dates et le type d’engin de pêche utilisé. Et ces données sont accessibles en consultation librement. Du moins elles l’étaient jusqu’à fin mai 2021…..

Car depuis cette date, à la place des cartes en question, il n’y a plus qu’un écran vide. Selon Le Monde, le CSR aurait demandé à l’IFREMER d’effacer les pages en libre accès. Pourquoi se gêner en effet quand on a l’appui inconditionnel de l’Etat ?

A mourir de rire quand on sait que le directeur du CSR Willy Cail se targue sans cesse de la transparence la plus complète : « On est dans la transparence ! Nous n’avons rien à cacher » déclare-t-il au Monde. Rappelez-vous également la campagne de désinformation orchestrée par le même Willy Cail et le sous-préfet de Saint-Paul en décembre 2019 : « Le CSR se veut transparent face aux attaques » (JIR, 19/12/19).

 

Comme seule explication le directeur du CSR tente de se dédouaner en affirmant dans Le Monde que les positionnements GPS indiqués sur les cartes sont ceux des bateaux, pas des palangres. Et de dénoncer « une instruction à charge insolente de la part de gens qui ne savent pas lire des métadonnées » (sic).

Déjà la simple circulation des bateaux dans les ZPR 2A et dans les sanctuaires est formellement interdite. Nombre d’usagers de la mer ont été verbalisés par les agents de la réserve marine pour avoir traversé ces zones.

Par ailleurs, si aucun des 7 pêcheurs professionnels missionnés par le CSR n’était effectivement capable de se positionner en mer de jour comme de nuit, cela mettrait en cause non seulement leur professionnalisme mais encore leur propre sécurité.

Pire encore, cela montrerait qu’en fait les pêcheurs ne savent pas se servir d’un GPS et ne connaissent donc pas la position précise de leurs engins de pêche, ce qui serait grave pour le fonctionnement du programme de pêche financé, rappelons-le, par l’argent du contribuable.

Cela démontrerait également un manque total de suivi des opérations de la part de la direction du CSR.

Le CSR publie sur le site www.info-requin.re les synthèses des opérations de pêche et les rapports trimestriels des observateurs indépendants (RTO).

Or à chaque fois qu’ils étaient présents, ces observateurs ont mis en avant une conformité à 100% du système de suivi GPS, du respect des zones et des horaires, et du respect des réglementations de la part des pêcheurs. Bizarre, non ?

Ces derniers ont-ils reçu la consigne de pêcher dans les zones interdites en l’absence des observateurs ou l’ont-ils fait de leur propre chef ? Le directeur du CSR doit bien le savoir…..

 

Mais ce n’est pas tout.

 

Le CSR avait imposé aux pêcheurs, dans le cahier des charges, des préconisations concernant les hameçons, notamment l’utilisation d’hameçons en acier oxydable afin que, si l’hameçon était impossible à retirer, il puisse se dégrader assez vite au contact de l’eau de mer.

Cette exigence n’a jamais été respectée et a vite été abandonnée (synthèse n° 4, RTO n°1 à 4).

 

L’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019 stipule, en son article 5 : « Les appâts seront congelés préalablement, entiers, de taille et de poids supérieurs à 30 centimètres et 1 kilogramme, afin de limiter les prises sur les prédateurs de petite taille ».

Le non-respect systématique de ces dispositions par les pêcheurs a conduit le CSR à les abandonner pour la plupart - un comble - à l’exception de l’obligation de congélation pour laquelle les observateurs indépendants précisaient à partir du 20/04/19 (RTO n°4) : « La prescription concernant la congélation préalable des appâts, mal comprise par les pêcheurs, est maintenue dans le but de limiter l’attractivité des engins à un périmètre restreint ».

Las, dans les mois suivants, cette obligation a elle aussi été abandonnée pour des appâts plus attractifs (RTO n° 5), les pêcheurs étant probablement soucieux de rentabiliser leurs sorties et le CSR désireux de tuer plus de requins bouledogues : « Pas de contrainte sur la pré-congélation des appâts, les pêcheurs pourront ainsi utiliser les appâts fraîchement pêchés par leurs soins. (…) Des appâts vivants peuvent également être utilisés (…) ».

 

Pendant la seule année 2020 (synthèses n° 34 à 45), les pêcheurs ont déployé 2808 palangres verticales avec alerte de capture (PAVAC). Selon Le Monde, qui a interrogé le directeur du CSR, les pêcheurs sont rémunérés par le CSR 300€ pour le déploiement d’une PAVAC. Faites le calcul : il y en a pour 842 400€ ! Une moyenne de 70 200€ par mois.

Quand on sait (synthèse n° 50) qu’entre mars 2018 et le 1er mai 2021, il y a eu 104 930 heures de pêche cumulées - combien dans les ZPR 2A et dans les sanctuaires ? – on se rend compte que la pêche aux requins est une véritable mine d’or pour un petit nombre de personnes à la Réunion !! Allez chercher ensuite pourquoi ils ne veulent surtout pas que ça s’arrête……

 

L’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019 précise, dans ses considérants, que « cette autorisation temporaire [de prélèvement] se fait dans le cadre d’un protocole rigoureux, avec l’aval de la RNNMR (….) » (sic). Et il prévoit, en son article 5 :

« L’opération ciblée de prélèvement, dont il sera fait un suivi géolocalisé, sera filmée (déploiement des engins ; captures). L’ensemble des données relatives aux positions et horaires de pêche, à l’état des appâts et aux captures réalisées seront capitalisées et partagées avec le GIP RNNMR. Des observateurs, gardes du GIP RNNMR ou mandatés par le [CSR], seront embarqués et formés pour s’assurer du suivi de l’opération et du respect des conditions d’intervention définies ci-dessus. A la fin de l’opération, le [CSR] communiquera au public l’ensemble des démarches menées et les résultats de l’opération ciblée ».

S’agissant des données, on sait ce qu’il en est advenu.

Concernant le partage avec la réserve marine, et son aval, cela n’a évidemment jamais été le cas dès lors qu’il s’agissait d’opérations de pêche illégales, à fortiori dans les sanctuaires. La procédure de concertation est pourtant explicitement détaillée à l’article 3 de l’arrêté n° 298.

Les observateurs ne sont présents sur les bateaux de pêche que dans une proportion infime des sorties : entre 2.9% et 8.3% de l’effort de pêche.

Quant à la communication en direction du public, ledit public en jugera…..

 

Enfin on insistera sur l’impact éminemment destructeur de cette pêche aux requins dans les écosystèmes coralliens déjà très fragiles de la réserve marine de la Réunion.

Depuis le début de la pêche en 2013, ce sont pas moins de 532 requins tigres et bouledogues qui ont été tués et conduits à l’équarrissage. Un monumental gaspillage de biodiversité.

Du 29 mars 2018 au 30 mai 2021, le CSR, selon ses propres données :

-          a pêché 260 requins ciblés dont 47 requins bouledogues (6% des prises) et 213 requins tigres (29% des prises),

-          a surtout pêché…..475 prises "accessoires" (65% des prises), dont 89 sont mortes - soit un taux de mortalité minimum de 17% - et 39 ont été relâchées « fatiguées » : barracudas, carangues, mérous, murènes, raies, autres espèces de requins, etc….Sans compter les espèces en danger d’extinction ou vulnérables et inscrites à ce titre sur la liste rouge de l’UICN (requins marteaux, grande raie guitare, requin nourrice fauve, requin gris d'estuaire, tortue verte, etc…..).

Et il est important de le rappeler :

-          il n’a jamais été démontré scientifiquement que la pêche aux requins dans les ZPR 2A diminuait le risque requin.

-          l’étude CHARC a démontré que la répartition spatiale des requins bouledogues était centrée à l’extérieur de la réserve et non à l’intérieur.

-          les requins tigres ne sont quasiment pas impliqués dans les accidents : leur destruction ne sert que les intérêts financiers des pêcheurs et du CSR. La fameuse « crise requin » est d’abord « une crise bouledogue » selon les propres termes du directeur du CSR.

-          les 83% de taux de "survie" revendiqués par le CSR pour les captures accessoires sont sujets à caution. Les perturbations du métabolisme interne occasionnées par ces pêches sur les individus pris à l’hameçon ne sont pas négligeables et les conduisent vraisemblablement à la mort à plus ou moins long terme, en particulier pour ceux relâchés « fatigués » (infections, prédation, etc….). Or ces espèces, que la réserve s’efforce de protéger depuis sa création en 2007, sont essentielles pour les écosystèmes coralliens (prédateurs au sommet des chaînes alimentaires).

 

En conclusion de son auto-saisine, « le Conseil Scientifique de la Réserve Naturelle Nationale Marine dénonce un tel dysfonctionnement peu ou pas respectueux, ni de la réglementation, ni des procédures administratives, et qui met en jeu la pérennité de l’écosystème récifal réunionnais. Ceci est fort surprenant de la part d’une instance gérée par un GIP présidé par Monsieur le Préfet de la Réunion ».

 

La messe est dite. Au public réunionnais d’en tirer ses conclusions.

 

Collectif d’associations :

Sea Shepherd Conservation Society - Longitude 181

One Voice - Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS)

Sauvegarde des Requins - Requins Intégration

Tendua pour la sauvegarde de la biodiversité

Vivre Activement pour Garder Un Environnement Sain (VAGUES)

Une fois n’est pas coutume, le Conseil Scientifique de la Réserve Naturelle Nationale Marine de la Réunion (RNNMR) est sorti récemment de sa réserve pour alerter publiquement les autorités sur les pratiques de pêche illégales du Centre Sécurité Requin (CSR, ex-CRA) à l’intérieur de la réserve, jusque dans ses sanctuaires les plus protégés.

En effet, si la pêche professionnelle est autorisée dans les zones de protection générale et dans les zones de protection renforcée externe (ZPR 2B, situées plus au large), elle est formellement interdite dans les ZPR 2A (zones situées dans la partie la plus construite de l’édifice récifal, de 0 à -30m de profondeur) et à fortiori dans les zones de protection intégrale : les fameux sanctuaires, en très petit nombre.

Le Conseil Scientifique de la Réserve Marine a donc publié le 19/05/21 une auto-saisine reprise par le journal Le Monde du 14/06/21, puis a adressé le 19/06/21 un courrier à ce sujet aux autorités locales et nationales.

En dehors du JIR (article du 16/06/21), aucun média à la Réunion ne s’en est fait l’écho, illustrant une fois de plus le parti pris des médias réunionnais pour la destruction systématique des requins tigres et bouledogues menée par l’Etat français dans nos eaux.

Mais que s’est-il passé exactement ?

 

L’arrêté préfectoral n° 1742 du 15 juillet 2008 modifié, réglementant l’exercice de la pêche maritime professionnelle dans les eaux de la Réunion, et l’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019, autorisent de manière dérogatoire la pêche des requins tigres et bouledogues dans les ZPR 2A, uniquement dans le cadre de dispositifs post-attaque ou post-observation (lorsqu’un requin a été observé de manière certaine).

L’arrêté n° 298 stipule, en son article 5 : « L’opération ciblée de prélèvement (…) s’effectue au moyen de la technique de palangue ancrée, dite palangue verticale avec alerte de capture, dans les zones de protection renforcée de niveau 2A, hors platiers récifaux. Aucune pêche n’est permise en zone de protection intégrale ».

Le même arrêté précise en son article 10 : « Les infractions au présent arrêté exposent leurs auteurs aux poursuites et peines prévues par l’article L.5242-2 du code des transports », soit  un an d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.

 

Le problème, c’est que le CSR - qui bénéficie visiblement de protections en haut lieu - se croit tout permis et s’autorise toutes les libertés vis-à-vis de la réglementation.

Sur ces 4 dernières années en effet, le Conseil Scientifique a relevé près de 170 infractions aux arrêtés préfectoraux précités et à la réglementation de la réserve marine à l’occasion de pêches du CSR en ZPR 2A ou en sanctuaires !! Une paille…..

Quand on sait que l’Etat fait - à juste raison - la chasse aux "petits" braconniers dans la réserve et que la justice n’hésite plus à les condamner à de fortes amendes voire à des peines de prison ferme, on reste stupéfait de voir que ce même Etat français - qui pilote le CSR - se permet de braconner ouvertement (il n’y a pas d’autre mot) dans ladite réserve !

Evidemment, le sous-préfet de Saint-Paul étant à la fois président de la réserve marine et président du CSR, cela facilite bien les choses dès lors qu’il s’agit d’exonérer le CSR de ses propres turpitudes : ce dernier a les coudées franches et fait ce qu’il veut dans la réserve, avec l’argent du contribuable, et au mépris du droit commun et de l’intérêt général……

Ce scandale a été découvert de la manière la plus simple qui soit. En effet, l’IFREMER publie sur le portail SEXTANT Océan Indien (https://sextant.ifremer.fr/ocean-indien) des cartes sur lesquelles figurent les données du programme de pêche mené par le CSR en regard du zonage réglementaire de la réserve marine, en particulier les positionnements GPS, les dates et le type d’engin de pêche utilisé. Et ces données sont accessibles en consultation librement. Du moins elles l’étaient jusqu’à fin mai 2021…..

Car depuis cette date, à la place des cartes en question, il n’y a plus qu’un écran vide. Selon Le Monde, le CSR aurait demandé à l’IFREMER d’effacer les pages en libre accès. Pourquoi se gêner en effet quand on a l’appui inconditionnel de l’Etat ?

A mourir de rire quand on sait que le directeur du CSR Willy Cail se targue sans cesse de la transparence la plus complète : « On est dans la transparence ! Nous n’avons rien à cacher » déclare-t-il au Monde. Rappelez-vous également la campagne de désinformation orchestrée par le même Willy Cail et le sous-préfet de Saint-Paul en décembre 2019 : « Le CSR se veut transparent face aux attaques » (JIR, 19/12/19).

 

Comme seule explication le directeur du CSR tente de se dédouaner en affirmant dans Le Monde que les positionnements GPS indiqués sur les cartes sont ceux des bateaux, pas des palangres. Et de dénoncer « une instruction à charge insolente de la part de gens qui ne savent pas lire des métadonnées » (sic).

Déjà la simple circulation des bateaux dans les ZPR 2A et dans les sanctuaires est formellement interdite. Nombre d’usagers de la mer ont été verbalisés par les agents de la réserve marine pour avoir traversé ces zones.

Par ailleurs, si aucun des 7 pêcheurs professionnels missionnés par le CSR n’était effectivement capable de se positionner en mer de jour comme de nuit, cela mettrait en cause non seulement leur professionnalisme mais encore leur propre sécurité.

Pire encore, cela montrerait qu’en fait les pêcheurs ne savent pas se servir d’un GPS et ne connaissent donc pas la position précise de leurs engins de pêche, ce qui serait grave pour le fonctionnement du programme de pêche financé, rappelons-le, par l’argent du contribuable.

Cela démontrerait également un manque total de suivi des opérations de la part de la direction du CSR.

Le CSR publie sur le site www.info-requin.re les synthèses des opérations de pêche et les rapports trimestriels des observateurs indépendants (RTO).

Or à chaque fois qu’ils étaient présents, ces observateurs ont mis en avant une conformité à 100% du système de suivi GPS, du respect des zones et des horaires, et du respect des réglementations de la part des pêcheurs. Bizarre, non ?

Ces derniers ont-ils reçu la consigne de pêcher dans les zones interdites en l’absence des observateurs ou l’ont-ils fait de leur propre chef ? Le directeur du CSR doit bien le savoir…..

 

Mais ce n’est pas tout.

 

Le CSR avait imposé aux pêcheurs, dans le cahier des charges, des préconisations concernant les hameçons, notamment l’utilisation d’hameçons en acier oxydable afin que, si l’hameçon était impossible à retirer, il puisse se dégrader assez vite au contact de l’eau de mer.

Cette exigence n’a jamais été respectée et a vite été abandonnée (synthèse n° 4, RTO n°1 à 4).

 

L’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019 stipule, en son article 5 : « Les appâts seront congelés préalablement, entiers, de taille et de poids supérieurs à 30 centimètres et 1 kilogramme, afin de limiter les prises sur les prédateurs de petite taille ».

Le non-respect systématique de ces dispositions par les pêcheurs a conduit le CSR à les abandonner pour la plupart - un comble - à l’exception de l’obligation de congélation pour laquelle les observateurs indépendants précisaient à partir du 20/04/19 (RTO n°4) : « La prescription concernant la congélation préalable des appâts, mal comprise par les pêcheurs, est maintenue dans le but de limiter l’attractivité des engins à un périmètre restreint ».

Las, dans les mois suivants, cette obligation a elle aussi été abandonnée pour des appâts plus attractifs (RTO n° 5), les pêcheurs étant probablement soucieux de rentabiliser leurs sorties et le CSR désireux de tuer plus de requins bouledogues : « Pas de contrainte sur la pré-congélation des appâts, les pêcheurs pourront ainsi utiliser les appâts fraîchement pêchés par leurs soins. (…) Des appâts vivants peuvent également être utilisés (…) ».

 

Pendant la seule année 2020 (synthèses n° 34 à 45), les pêcheurs ont déployé 2808 palangres verticales avec alerte de capture (PAVAC). Selon Le Monde, qui a interrogé le directeur du CSR, les pêcheurs sont rémunérés par le CSR 300€ pour le déploiement d’une PAVAC. Faites le calcul : il y en a pour 842 400€ ! Une moyenne de 70 200€ par mois.

Quand on sait (synthèse n° 50) qu’entre mars 2018 et le 1er mai 2021, il y a eu 104 930 heures de pêche cumulées - combien dans les ZPR 2A et dans les sanctuaires ? – on se rend compte que la pêche aux requins est une véritable mine d’or pour un petit nombre de personnes à la Réunion !! Allez chercher ensuite pourquoi ils ne veulent surtout pas que ça s’arrête……

 

L’arrêté préfectoral n° 298 du 15 février 2019 précise, dans ses considérants, que « cette autorisation temporaire [de prélèvement] se fait dans le cadre d’un protocole rigoureux, avec l’aval de la RNNMR (….) » (sic). Et il prévoit, en son article 5 :

« L’opération ciblée de prélèvement, dont il sera fait un suivi géolocalisé, sera filmée (déploiement des engins ; captures). L’ensemble des données relatives aux positions et horaires de pêche, à l’état des appâts et aux captures réalisées seront capitalisées et partagées avec le GIP RNNMR. Des observateurs, gardes du GIP RNNMR ou mandatés par le [CSR], seront embarqués et formés pour s’assurer du suivi de l’opération et du respect des conditions d’intervention définies ci-dessus. A la fin de l’opération, le [CSR] communiquera au public l’ensemble des démarches menées et les résultats de l’opération ciblée ».

S’agissant des données, on sait ce qu’il en est advenu.

Concernant le partage avec la réserve marine, et son aval, cela n’a évidemment jamais été le cas dès lors qu’il s’agissait d’opérations de pêche illégales, à fortiori dans les sanctuaires. La procédure de concertation est pourtant explicitement détaillée à l’article 3 de l’arrêté n° 298.

Les observateurs ne sont présents sur les bateaux de pêche que dans une proportion infime des sorties : entre 2.9% et 8.3% de l’effort de pêche.

Quant à la communication en direction du public, ledit public en jugera…..

 

Enfin on insistera sur l’impact éminemment destructeur de cette pêche aux requins dans les écosystèmes coralliens déjà très fragiles de la réserve marine de la Réunion.

Depuis le début de la pêche en 2013, ce sont pas moins de 532 requins tigres et bouledogues qui ont été tués et conduits à l’équarrissage. Un monumental gaspillage de biodiversité.

Du 29 mars 2018 au 30 mai 2021, le CSR, selon ses propres données :

-          a pêché 260 requins ciblés dont 47 requins bouledogues (6% des prises) et 213 requins tigres (29% des prises),

-          a surtout pêché…..475 prises "accessoires" (65% des prises), dont 89 sont mortes - soit un taux de mortalité minimum de 17% - et 39 ont été relâchées « fatiguées » : barracudas, carangues, mérous, murènes, raies, autres espèces de requins, etc….Sans compter les espèces en danger d’extinction ou vulnérables et inscrites à ce titre sur la liste rouge de l’UICN (requins marteaux, grande raie guitare, requin nourrice fauve, requin gris d'estuaire, tortue verte, etc…..).

Et il est important de le rappeler :

-          il n’a jamais été démontré scientifiquement que la pêche aux requins dans les ZPR 2A diminuait le risque requin.

-          l’étude CHARC a démontré que la répartition spatiale des requins bouledogues était centrée à l’extérieur de la réserve et non à l’intérieur.

-          les requins tigres ne sont quasiment pas impliqués dans les accidents : leur destruction ne sert que les intérêts financiers des pêcheurs et du CSR. La fameuse « crise requin » est d’abord « une crise bouledogue » selon les propres termes du directeur du CSR.

-          les 83% de taux de "survie" revendiqués par le CSR pour les captures accessoires sont sujets à caution. Les perturbations du métabolisme interne occasionnées par ces pêches sur les individus pris à l’hameçon ne sont pas négligeables et les conduisent vraisemblablement à la mort à plus ou moins long terme, en particulier pour ceux relâchés « fatigués » (infections, prédation, etc….). Or ces espèces, que la réserve s’efforce de protéger depuis sa création en 2007, sont essentielles pour les écosystèmes coralliens (prédateurs au sommet des chaînes alimentaires).

 

En conclusion de son auto-saisine, « le Conseil Scientifique de la Réserve Naturelle Nationale Marine dénonce un tel dysfonctionnement peu ou pas respectueux, ni de la réglementation, ni des procédures administratives, et qui met en jeu la pérennité de l’écosystème récifal réunionnais. Ceci est fort surprenant de la part d’une instance gérée par un GIP présidé par Monsieur le Préfet de la Réunion ».

 

La messe est dite. Au public réunionnais d’en tirer ses conclusions.

 

Collectif d’associations :

Sea Shepherd Conservation Society - Longitude 181

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Sauvegarde des Requins - Requins Intégration

Tendua pour la sauvegarde de la biodiversité

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Ericka et Thierry, les retrouvailles de la Macronie

Ce mercredi 16 juin 2021 sera à marquer d’une pierre blanche pour les macroniste de La Réunion. Ce jour scelle la réconciliation entre les 2 tendances de la Macronie sur notre territoire. En effet, les macronistes tendance centre-gauche prétendument socialiste menés par leur cheffe de file Ericka Bareigts et celle du centre-droit LPA-MoDem avec à sa tête Thierry Robert se retrouvent à nouveau main dans la main puisque l’ex député-maire de Saint-Leu a décidé de soutenir Ericka Bareigts aux élections régionales du 20 juin 2021.

Ce soutien de Thierry Robet à la candidate du PS n’est vraiment pas une surprise. Des signes avant coureurs avaient été lancés. Ainsi une proche parmi les proches de Thierry Robert, à savoir Karine Nabénéza, macroniste de la première heure et référente locale Territoires de Progrès, le micro parti des macronistes de gauche, a très tôt ralliée la candidature de la maire de Saint-Denis dans l’aventure des élections régionales.

De plus entre le LPA-MoDem de Thierry Robert et le PS du clan Annette-Bareigts, c’est une histoire d’amour qui continue. Depuis ses débuts en politique, Thierry Robert a toujours pactisé avec les socialistes dyonisiens en construisant avec eux une majorité zembrocal au conseil général autour de leur amie commun Nassima Dindar de 2008 à 2015 et en soutenant la présidence calamiteuse de leur camarade François Hollande entre 2012 et 2017.

Pendant la campagne des élections présidentielles de 2017, c’est ensemble que l’alliance LPA-MoDem de Thierry Robert et PS de Saint-Denis ont acceuilli le candidat Emmanuel Macron à l’île de La Réunion.

Lors des élections sénatoriales de septembre 2017, le LPA et la fédération socialiste de La Réunion ont à nouveau passé un accord électoral fructueux puisqu’ils ont remporté ensemble un siège avec l’élection au rang de sénateur de Michel Dennemont. Dans cet accord électoral, il était convenu que le nouveau sénateur qui siège d’ailleurs au sein du groupe macroniste au Sénat donne sa démission à mi mandat soit en août 2020 pour laisser sa place à la seconde de liste qui est une élue de la majorité municipale de Saint-Denis. Nous sommes en juin 2021 et à cette date, cette élue dyonisienne attend toujours que Michel Dennemont lui cède son fauteuil de sénateur ! Ah la politique et ses reniements perpétuels !

Le ralliement du LPA-MoDem de Thierry Robert à Ericka Bareigts éclaire davantage le visage macroniste de cette liste. Celle qui s’affichait aux côtés d’Emmanuel Macron aux élections législatives de 2017 reste malgré ses démentis la candidate de la majorité présidentielle.

Dimanche 20 juin, au 1er tour des élections régionales, le peuple de gauche, les chômeurs et les pauvres d’entre les Réunionnais, les retraités et tous ceux qui subissent de plein fouet la politique de casse sociale du président « des premiers de cordée » n’oublieront pas de rejeter massivement cet attelage baroque qui incarne les variants de la Macronie.

Jean-Jacques Blaquet, Les Avirons

 

 

 
 
 

 

 

 
 
 

Vanessa Miranville, de l’écologie à la démagogie

Nous sommes un groupe de citoyens possessionnais écologistes. Nous avons cru en Vanessa Miranville. Nous avons soutenu sa candidature aux élections cantonales de 2011 puis aux élections municipales de 2014. Mais une fois élue, elle quitte la mouvance écologiste. La nouvelle maire s’est, en effet, servie de l’écologie pour prendre la mairie de La Possession en mars 2014 avec son comité intitulé Possession Écologie Solidarité. Et dès le mois d’avril 2014 elle décide d’abandonner ce nom qui fait référence à l’écologie pour fonder un micro-parti au nom creux de CREA (Citoyens de la Réunion En Action)

La question est quel est l’objectif visé par Vanessa Miranville ? Vanessa Miranville n’est-elle pas finalement une opportuniste comme tant d’autres femmes et hommes politiques ?

Ainsi elle refuse de voir figurer dans son programme des élections municipales de 2020 les termes Écologie, Environnement ou Biodiversité et jusqu’au terme Nature qui est effacé de son programme du second tour de scrutin.

Quel est donc le but de Vanessa Miranville sinon de se faire une place de façon «pragmatique» et «sans appartenance politique» ?

Tout cela est simplement synonyme de cynisme politique surfant sur des thèmes bien populistes mais sans grande réflexion ni conviction.

Sur la carrière des Lataniers et sur l’incinérateur, elle a retourné sa veste et elle a adopté finalement un positionnement anti Écologie en trahissant son électorat.

Elle se fait la championne de la démocratie et du respect des citoyens mais elle ne vote pas au 2e tour des précédentes élections régionales et elle dirige sa mairie de façon autoritaire en braquant les employés communaux.

Vanessa Miranville prétend être favorable à une autonomie énergétique pour La Réunion indépendamment des multinationales mais en réalité elle a donné son accord pour qu’un grand groupe international construise des silos à copeaux de bois importé d’Amérique renforçant toujours plus la dépendance énergétique de notre île vis à vis de l’extérieur.

Concernant la route la digue de la NRL comme sur de nombreux autres dossiers, Vanessa Miranville cultive l’ambiguïté et se livre à un double discours en refusant de trancher et préférant fuir le débat en promettant un referendum. C’est de la pure démagogie ! C’est à elle la candidate de prendre son courage à deux mains et de proposer des solutions aux Réunionnais sur les sujets les plus sensibles.

De même tous les Réunionnais ont noté que durant cette campagne électorale, le discours de Vanessa Miranville prend une tournure populiste. Elle s’attaque aux élus sortants. Mais le problème c’est que elle même est une élue sortante qui a aussi bien pactisé avec la droite, Joseph Sinamalé, qu’avec la gauche, Huguette Bello, au TCO et avec Didier Robert à la Région pour la carrière des Lataniers.

Par ailleurs, les possessionnais ne comprennent pas pourquoi à peine réélu maire de sa ville en 2020, elle se lance à l’assaut de la Région en 2021. Vanessa Miranville a une nouvelle fois renié les engagements qu’elle a pris avec les électeurs de La Possession en voulant écourter son mandat actuel.

Enfin Vanessa Miranville parle souvent d’éthique et de transparence en politique mais elle oublie de préciser qu’elle collabore dans sa commune avec les promoteurs immobiliers.

Comment les électeurs peuvent-ils faire confiance à Vanessa Miranville alors qu’elle a trahi l’écologie et alors qu’elle a des pratiques politiques opposées aux valeurs qu’elle prétend défendre ?

 

Maya Sina, citoyenne écologistes possessionnaise

OUBLIE PAS OUT MAMAN

C’est elle qui t’a donné la vie, t’a élevé,  nourri, torché, totoché -quand il le fallait- pendant des années. Maintenant qu’elle est âgée, c’est à ton tour de t’en occuper avec dévouement et attention. Pas question de « l’oublier » lors des fêtes, de son anniversaire et de ceux de ta famille. Même si elle ne vit pas avec toi, Tu dois t’occuper de son bien-être…A-t-elle tout ce dont elle a besoin ? : une maison propre et entretenue, des courses et de quoi manger, des visites chez le médecin et les soins qui vont avec… Sans doute, peux -tu anticiper sa « perte d’autonomie » et la loger chez toi ?…en prévoyant la chambre qui va avec… C’est le devoir de tous les enfants- y compris légalement car la négliger peut être puni par la loi- à l’égard de leur maman.

Il est vrai que certains d’entre vous ont « sauté la mer » mais le téléphone, les mails et webcams existent  aujourd ‘hui. Trop souvent la maman reste à la charge du plus aimant et dévoué de ses enfants qui ne fait que son devoir… mais n’en peut plus car elle n’en finit plus de vieillir la maman et de plus en plus « abimée »

Aussi pour apporter un peu de répit aux enfants les plus attentionnés,  est née il y a 10 ans« SOS Gramounes isolés » (tel 0262 582 581). Pas question évidemment de s’en débarrasser en oubliant d’aller la voir, mais de venir en complément de vos légitimes attentions. En particulier, en faisant des visites hebdomadaires -pour lesquelles nous avons besoin de bénévoles sur toute l ’ile- mais aussi si elle habite seule et dispose d’une chambre libre indépendante de lui procurer gratuitement par notre intermédiaire un(e) accompagnant(e) pour le soir (éviter la dépression) et la nuit en semaine (pour sa sécurité). Donc un « contrat gagnant-gagnant » avec d’un côté une gramoune isolée qui aimerait retarder son entrée en EHPAD ou maison de retraite-avec le cout correspondant pour elle et sa famille- et bénéficier d’une compagnie, et d’ un autre côté un(e) accompagnant(e) qui bénéficiera  de la chambre offerte et lui apportera de la compagnie.

Bien sûr, nous allons reprendre pour ces gramounes en début de perte d’autonomie compte tenu du déconfinement quelques sorties  conviviales sur chaque zone. Et là aussi nous aurons besoin de quelques bénévoles sur chaque zone pour les co-voiturer jusqu’au lieu de convivialité choisi et assurer l’animation (jeux, sophrologie, yoga assis, chant-guitare, couture, travaux manuels, groupes de paroles,  soins, pétanque (coiffure, manucure, esthétique…)

Patrice Louaisel

SOS Gramounes isoles

 

 
 
 
 
 
 
 

TTRE OUVERTE AUX CONSEILLEURS DÉPARTEMENTAUX en charge de TERRESAINTE (Sinpier).

Madame S. & Monsieur P.,

Mi habite Terre-Sainte depuis toujours. Mon famiy té là ; mi lé né là ; ma la viv terla. En 2017, ma la investi dans in meublé de standing. Na point personne la aide amoin mais mi la gagne monte mon zafer tousel. Zordi mon structure lé entrain krèv à ti feu. Mais surtout mi wa na point rien la changé depuis 6 ans dans tous les domaines de l’action départementale : Social, Enfance et Famille, Insertion et Mobilité, Education, Culture, Sport, Agriculture et Eau, Environnement et Energie, Routes, Coopération.

Cinq fois par semaine mi mars dan Tersinte et le constat lé toujours le même : des rues sales, des dépotoirs tous les 50m, des routes cabossées et surtout une jeunesse à l’abandon et des familles entières désoeuvrées alors que beaucoup souhaiteraient s’investir, par exemple, dans le nettoyage de la ravine et de la cité si cette activité était soutenue, encouragée, valorisée par le Département. Cela nous permettrait par ailleurs de lutter efficacement contre la diffusion des maladies vectorielles transmises par les moustiques (Dengue, Chikungunya, Zika…) ou les rats (leptospirose).

Pas de d’événement culturel régulier, pas de manifestation sportive digne de ce nom, pas ou peu d’équipement, un ‘CASE’ en déshérence, pas de structure d’aide aux enfants déscolarisés ou en situation de décrochage, pas de maisons de quartier ou d’épicerie solidaire ou encore moins de Maison de lutte contre les violences intra-familiales avec prise en charge d’urgence. Et l’insécurité éducative, alimentaire et physique grandissante qui entraîne inexorablement de plus en plus personnes en marge de la société, de ce fameux « bien vivre ansanm » que ma la connu autrefois mais que nou lé en train perde faute de volonté politique réelle, forte et ciblée. Kwé zot la fé ? Mi koné pa ; une chose est sûre : ma la pa vu Terre-Sainte avancer.

Pas de développement de circuit-court (du producteur au consommateur), pas de recyclerie, de tierslieu d’échange et d’aide au montage de projets de quartier, pas d’Animation, pas de Culture ni de Sport : si ou lé au RSA à Terre-Sainte Sinpier, na point rien pou ou ! Et même si, kom mon garçon, ou lé ingénieur na point rien non plus : allé rode travail ailleurs ! Diplômés ou pas, les habitants historiques de Terre-Sainte, notamment les pêcheurs, lé en train de mourir à petit feu alors que se profile le rachat de cases à prix d’or par des nouveaux venus ou parvenus, attirés par une vie douce près de la mer. Juste à côté : des maisons insalubres avec des habitants historiques vivant parfois dans le dénuement le plus total.

Ou sa nou sava kom sa : vers un quartier ‘bobo’ type ‘Carte postale’, vidé de sa sève, de son zarlor ? Vers un quartier à deux vitesses : sak nana in ta et sak na poin rien ? Tout cela ne présage rien de bon Madame et Monsieur les conseillers départementaux, candidats à votre propre réélection. Cependant tout est encore possible si le Département – en collaboration avec toutes les institutions publiques (Commune, Interco., Région, Etat...) – s’en donne les moyens et que, dans l’intérêt général, leurs élus mouillent la chemise afin de changer concrètement les choses, notamment en proposant et en soutenant les initiatives locales, pou nou et nout zenfants habitant à Terre-Sainte.

 

GEORGES, Tersint

« Les hommes parlent aux hommes »

Les contraintes imposées par les autorités publiques du fait de la crise sanitaire semblent avoir intensifié les problèmes domestiques et conjugaux. Ce sont les femmes et les enfants qui en sont principalement victimes. À La Réunion, le nombre constant de 5 plaintes chaque jour dans les commissariats et les brigades de gendarmerie ne faiblit pas. Autorités publiques et organisations de lutte contre les violences intrafamiliales font ce qu’elles peuvent. Mais les indispensables et multiples mesures de secours aux victimes n’endiguent rien. Elles interviennent après coup, « après les coups ». La fréquence quasi quotidienne des informations diffusées dans les médias et provenant des tribunaux en est la triste illustration.

 

Les campagnes et les messages de prévention eux-mêmes ne s’adressent qu’aux femmes. Sur le mode « Touch pa mwin ! Are?t lev la min dsi mwin ! » et « J’appelle le 3919 ». Les hommes en sont toujours absents. Menace potentielle certes, mais fantomatique et désincarnée. Irresponsable…

 

Pourtant, face aux phénomènes sociaux manifestes d'une émancipation féminine continue dans tous les domaines, l’homme est bien souvent placé au centre du problème des rapports domestiques interpersonnels en constante évolution. Le statut de la masculinité a changé, est devenu plus incertain. Dans de multiples cas, il est véritablement en crise.

 

Dans ce contexte, le CEVIF ne souhaite pas se cantonner sur le plan de l’observation. Son projet social le conduit à mener un programme intitulé « Les hommes parlent aux hommes », qui conjuguera des temps de réflexions sur la masculinité et des temps de productions de messages destinés aux hommes.

 

Il est déterminant aujourd'hui de s'adresser directement aux hommes, trop souvent exclus de tout rôle actif et responsable dans ce problème de société qui a trait aux violences familiales. Et de manière plus générale, les hommes doivent garder ou retrouver leur place dans les lieux où s’élaborent les rapports sociaux : la famille, l'éducation, l'action sociale, le médico-social, la justice, … dans lesquels, depuis plusieurs décennies, la féminisation se développe largement en leur absence croissante. Les hommes intègres et les hommes d'influence, leaders dans leur secteur d’action, qui agissent publiquement dans notre société pour la construction des liens sociaux, doivent s'impliquer dans cet engagement, pour une égalité hommes-femmes réelle et harmonieuse.

 

On peut penser que les violences domestiques, ainsi que la déresponsabilisation, surtout masculine, persisteront et s'accentueront, tant que, face à l'évolution des femmes, les hommes ne parviendront pas à investir différemment leur rôle, loin des stéréotypes hérités, dans cette société vouée à l’impermanence et aux changements ininterrompus.

 

Nous faisons appel à des hommes de conscience et de réflexion, qui ne redoutent pas de manifester dans des rencontres de partage leur force et leur sensibilité, leur expérience dans les relations, quelles qu’elles soient, et leurs sentiments. En matière de construction des liens collectifs et interpersonnels, nous pouvons croire à l’intelligence sociale des gens de conscience, au moins autant qu’à celle des institutions, des spécialistes et des experts. Avec ceux qui accepteront la rencontre, nous souhaitons élaborer des messages, qui seront portés par des leaders reconnus, de toutes conditions et de tous âges, et que diffuseront les medias et supports visuels, audio-visuels, audio, écrits, dessins, photos, affichages papiers et numérisés…

 

Ces hommes de conscience et de réflexion, nous aimerions les rencontrer…

 

Vous pouvez prendre contact aux adresses suivantes :

CEVIF – 0262 41 80 80 – Héva CADELE – animatrice de prévention - acofs.cevif@gmail.com

Arnold JACCOUD – arnold.jaccoud@orange.fr

 

Responsables du CEVIF – Collectif pour l’élimination des violences intrafamiliales : Frédéric ROUSSET, président et Thérèse BAILLIF, présidente d’honneur, 0262 41 80 80 – cevif@orange.fr.

 

RAS LE BOL DU DRAPEAU ROUGE A BOUCAN !

Le tableau est désormais symbolique de la plage de Boucan : bientôt midi, beau soleil, mer calme, peu ou pas de vagues. Pourtant personne dans l’eau, et une plage quasiment vide.

Pourquoi ? Parce que les filets de protection anti-requins ne sont pas en place, comme d’habitude. Alors drapeau rouge, et baignade et activités nautiques interdits. Et c’est comme ça quasiment tous les jours depuis près de deux ans, suite à la destruction par la houle du grand filet installé par la société Seanergy.

Que le maire de Saint-Paul n’ait pas été capable de trouver une solution pérenne depuis deux ans, c’est déjà un comble. Le filet miniature amovible qu’il nous a "vendu" en octobre 2018 comme solution temporaire (sic) ne peut être installé dès lors que la houle dépasse 1 mètre. Inutile de vous dire que pendant l’hiver austral, avec les trains de houle qui se succèdent, c’est "mort"….

Mais que ce petit filet ne soit même pas installé alors que la mer est calme voilà qui est scandaleux. Il y a pourtant des gens qui ont été formés et qui sont payés pour ce faire, avec l’argent du contribuable : les agents de la CISAN (cellule d’intervention et de surveillance des activités nautiques).

Résultat des courses : des spécialistes de la pose des filets dont on finit par se demander : « Ils sont payés à quoi faire ? ». Et des MNS à Boucan qui eux sont payés à se morfondre et se tourner les pouces toute la sainte journée. Au final, des équipes démotivées et beaucoup d’argent gaspillé, celui du contribuable.

 

Le principe de la gratuité et du libre accès aux plages situées sur le domaine public a été repris par la loi littoral en son article 30, devenu L. 321-9 du code de l'environnement, qui dispose :

« L'accès des piétons aux plages est libre sauf si des motifs justifiés par des raisons de sécurité, de défense nationale ou de protection de l'environnement nécessitent des dispositions particulières. L'usage libre et gratuit par le public constitue la destination fondamentale des plages au même titre que leur affectation aux activités de pêche et de cultures marines. (…) ».

En application des principes généraux du droit, c'est la liberté de se baigner - et de pratiquer des activités nautiques - qui l'emporte sur l'interdiction.

L’interdiction est donc censée être l’exception. A Boucan elle est devenue la règle, par la grâce de Monsieur le Maire…..

 

L’article L.2213-23 du code général des collectivités territoriales dispose :

« Le maire exerce la police des baignades et des activités nautiques pratiquées à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés. Cette police s'exerce en mer jusqu'à une limite fixée à 300 mètres à compter de la limite des eaux. (…) Le maire délimite une ou plusieurs zones surveillées dans les parties du littoral présentant une garantie suffisante pour la sécurité des baignades et des activités mentionnées ci-dessus. Il détermine des périodes de surveillance. Hors des zones et des périodes ainsi définies, les baignades et activités nautiques sontpratiquées aux risques et périls des intéressés (…) ».

La mise en place et le maintien de zones de baignade et d’activités nautiques accessibles au public toute l’année n’est donc pas pour le maire une simple possibilité laissée à sa libre appréciation mais bien une obligation légale.

 

La circulaire ministérielle n° 86-204 du 19 juin 1986, adressée aux préfets et relative à la surveillance des plages et lieux de baignade d'accès non payant, dispose en son article 2.1.3 sur les "emplacements aménagés à usage de baignade" :

« Il faut rappeler aux maires qu'une baignade une fois classée dans cette troisième catégorie, ne peut être déclassée sans un motif grave qu'il vous appartiendra de contrôler. Vous devrez éventuellement vous substituer à l'autorité municipale pour faire ré-ouvrir cette baignade indûment interdite ».

Alors question : qu’attend le préfet ?

 

Car il est trop facile d’accuser la houle, les délais d’étude des filets, voire même les fameux requins. Cela fait des années que ça dure cette comédie et on en est toujours au même point.

Mettre le drapeau rouge, c’est la garantie pour la commune d’être tranquille : plus personne dans l’eau, plus de problèmes, personne pour déposer plainte, une paix royale !

 

Alors M. le Maire, vous aviez parlé d’un nouveau grand filet pour 2018, puis pour 2019. Maintenant c’est pour 2021 à ce qu’il paraît.

Et pourquoi pas AVANT les municipales ? Ce serait au moins la preuve que vous vous souciez réellement des désidératas de la population, que vous en avez quelque chose à faire du tourisme et de l’attrait du public pour la mer, la baignade et les activités nautiques.

Qu’en pensez-vous ?

 

Didier DERAND

Saint-Pierre: Pollution un jour, pollution toujours ?

Ce courrier fait suite à l’actualité sur l’incinérateur.

 

Depuis de nombreuses années, Saint-Pierre accueille les ordures de La Réunion.

Ce sont six millions de tonnes de déchets qui ont été entassés là, à l’entrée de notre commune, et qui polluent depuis, notre sol, nos nappes phréatiques et la qualité de notre air.

 

A l’époque, où le centre d’enfouissement de Pierrefonds a été mis en place, il soulevait déjà de nombreuses interrogations concernant notre environnement Saint-Pierrois. Avec le temps ces interrogations, ces doutes, se sont avérées des certitudes.


Depuis quelques mois, nos élus locaux et l’Etat interpellent l’opinion publique et tirent la sonnette d’alarme.
Il y a aujourd’hui une véritable urgence écologique à Saint-Pierre.

 

Alors, pour parer à cette urgence, une alternative semble avoir été trouvée : brûler une grande partie de nos déchets pour se conformer à certaines normes étatiques et européennes.

 

Selon les pouvoirs publics, les mêmes qui portaient l’enfouissement par le passé, cet usine à bruler les déchets (incinérateur… UVE…) n’aurait qu’un impact mineur sur l’environnement et la santé des Saint-Pierrois !

C’est le même refrain qu’on a dû nous chanter à l’époque pour soutenir l’enfouissement avant de nous déclarer que tout compte fait: ça pollue !

 

Donc dans 15 ou 20 ans (peut-être même plus tôt), on nous dira que finalement l’incinérateur rejette bien des polluants dans l’air qu’on respire !


Force est de constater qu’encore une fois ce sont les Saint-Pierrois qui auront touché le « gros lot » car après avoir servi de poubelle à une grande partie de notre île, la commune de Saint-Pierre prend encore une fois la responsabilité d’accueillir, gérer et bruler les déchets de toute l’ile ! Saint-Pierre ne va donc jamais pouvoir se détacher de cette image de capitale des déchets. Pollution un jour, pollution toujours !

 

En attendant nous Saint-Pierrois nous n’y gagnons rien ! Même pas une ristourne sur notre taxe d’enlèvement des ordures ménagères !

Je suis écœuré de voir ma commune être salie à ce point !

Pourquoi, nous, habitants de Saint-Pierre, devons-nous encore porter les risques de l’incinération des déchets !

Si certains élus locaux et l’Etat désirent tellement cet incinérateur qu’ils le construisent ailleurs !

Les Saint-Pierrois ont assez assumé pour tout le monde !

Emmanuel DOULOUMA

Saint-Pierrois

Quand le TA punie les Réunionnais ... maintenant on fait quoi ?

Président de l’AURC (Association des Usagers de la Route en Corniche), je suis littéralement subjugué par la décision d’un seul homme qui condamne qui s’appuie sur une poignée d’écologistes rompu à la politique. Un seul homme et une dizaine de revanchard décident du sort de La Réunion pour les prochaines décennies - cette décision brutale d’un magistrat qui quitte l’île dans quelques semaines et ne passera donc plus de si tôt sur cette route en corniche de tous les dangers à quelque chose d’irrationnel et de cynique.  

J’ai une pensée pour les familles de victimes qui regardent le spectacle de règlement de compte Juridico- politico-ecolo qui se jouent sous leurs yeux . 

Je ne suis pas contre les combats écologistes mais je dénonce les extrémistes radicalisés de l’écologie au dépend de mes concitoyens. Et encore moins un écologiste de circonstance pour faire du mal à mon territoire mais me faire une place dans le Paysage médiatique. Non ce n’est pas une victoire de l’écologie qui a été gagnée hier lorsque le juge Aebisher prononce la suspension. C’est la victoire des intérêts particuliers d’une dizaine de personnes débarquées il y a moins de 10 ans et qui ont élu domicile à Saint-Leu, savates en l’air et débardeurs toute l’année, c’est la victoire de l’équipe d’une commune pilotée longtemps par Thierry Robert et sa compagne Nabénésa et qui veulent coûte que coûte faire obstacle à l’actuel président de la région ; c’est la victoire de ceux qui n’ont pas eu le marché de la digue et qui manœuvrent depuis 2013 pour faire tomber la région quitte à faire intervenir des officines et des ex flics reconvertis dans le conseil de multinationales pour créer quelques dossiers  ; c’est la victoire d’une catégorie d’écologistes gilet deux côtés un vert et un noir qui ne trouvent rien à dire sur l’incinérateur pourtant interdit par l’Europe   Que l’on tente d’imposer au créole trop couillon pour se révolter quand il faut ; c’est la victoire de la goyave de France qui décide de ce que le réunionnais doit devenir . 

 

Cette décision du TA en résumé est tout sauf une décision qui fait honneur aux écologistes - une décision qui fait horreur car elle écrase La Réunion son économie et la capacité des femmes et des hommes de notre île à décider de leur sort - le 20 décembre c’est dans encore quelques moi .. en attendant restons bien amarrés !

 

Roland Lambert, Président de l’AURC

 

Réponse à Brigitte Bardot : NOUS SOMMES REUNIONNAIS ET AIMONS NOS ANIMAUX !

 

 

En tant que Réunionnais je suis très en colère de lire les propos tenus par Brigitte Bardot sur Nous les Réunionnais « autochtones » qui « ont gardé leurs gènes de sauvages », Nous les Réunionnais « dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches» !

Tout d’abord, je souhaite rappeler que faire des exceptions une généralité est un raccourci digne d’un mal être de l’esprit ... mais cela ne peut pas justifier de tels propos racistes incitant à la haine vis à vis des hommes et des femmes vivants à l’ile de La Réunion! 

Je répondrai à madame Bardot que nous les Réunionnais, nous aimons aussi les animaux. 

Nous sommes sensibles à toutes les maltraitances sur les êtres vivants dont les ignominies pratiquées également dans les élevages industriels. Ce process a été pensé et importé par des territoires non « démoniaques » à l’île de La Réunion. Auparavant, nos bœufs, nos poules, nos bêtes étaient élevées en pleine nature, et nous retrouvons encore ces pratiques dans de nombreuses familles Réunionnaises qui ont l’amour de leurs animaux ! 

En fait, la sauvagerie vis-à-vis des animaux n’a pas de couleur de peau, ni de territoire, ni de religion ! L’enfermer dans de telles propos relèvent tout simplement du racisme vis-à-vis du peuple Réunionnais ! 

Néanmoins, une chose que madame Bardot ne semble pas savoir. C’est que dans notre « île du diable » nous avons aussi un trésor Universel… un exemple que nous sommes prêts à exporter dans tous les pays non « démoniaque » ! Hélas, nous n’y arrivons pas ! Ce trésor que nous souhaitons partager c’est le Respect, le Respect de nos différences culturelles et cultuelles ! Il n’est pas donné à toutes les nations civilisées de construite cette harmonie des peuples!

Ce Respect, hélas, Madame Bardot ne peut pas le comprendre, encore moins l’imaginer, car être un Réunionnais c’est avant tout un état d’esprit ! Et cela fait de nous de nous un peuple peu ordinaire!



Le Réunionnais est Yab (créole blanc ), malabar ( créole indou), chinois (créole chinois), zarab (créole musulman), caf (créole noir) , mais avant tout Réunionnais et fier de l’héritage du peuplement de notre île !

 


Emmanuel DOULOUMA
Saint-Pierrois et Réunionnais

 

LETTRE OUVERTE AU DELEGUE CONTRE LA PAUVRETE et à NOS ELUS

Si beaucoup d’allocations ont été attribuées aux familles et mères célibataires (familiale, de noel, de rentrée scolaire, logement…) toute une partie de la population a été pratiquement oubliée : femmes seules au SMIC, personnes âgées, étudiants pauvres…

Vous n’ignorez pas que nos gramounes réunionnais et leurs familles n’ont que rarement les moyens de financer une maison de retraite beaucoup trop chères pour leur budget, coûteuses pour l’Etat (2000 à7000€/mois) tout comme d’ailleurs les familles d’accueil (1400€/mois). Seule solution : les encourager à vivre chez elles …

Conséquences : un grand isolement, (46% selon l’étude « gramoune care » de l’A.R.S sur 800 patients réunionnais sont en dépression) et un manque de stimulation physique puisque seules chez elles sans moyens de transport, visites ni amis, ces 2 problématiques accélérant considérablement leur dépendance…aux frais de l’Etat.

Notre association « SOS Gramounes isolés » a introduit sur l’île le concept de « co-habitation solidaire » depuis 2 ans, action qui permet à des gramounes isolés ayant une chambre libre de l’offrir à une dame seule ou à une étudiante contre un peu de conversation en soirée et leur présence de nuit pour sa sécurité.

Cependant, si en journée elles ont   en général la visite rapide d’auxiliaires de vie ou infirmières, se pose le problème du soir et de la nuit où elles sont livrées à elles-mêmes, risquent la chûte (facture du ol du fémur…) et dépriment

Si notre concept de « co-habitation solidaire » rencontre un certain succès auprès des personnes âgées-ce qui témoigne d’un besoin réel-, il serait toutefois souhaitable que les dames de compagnie puissent bénéficier d’une « allocation de garde de nuit » de 300€ à 600€ pour leur permettre au-delà du bénéfice d’un logement de se nourrir et de palier à leurs dépenses de base.

Notre association souhaiterait que des commissions soient conduites à l’Assemblée Nationale pour aboutir à une proposition de loi au bénéfice de  nos Ainés et des femmes seules et autres étudiantes en difficulté sur la proposition ci-dessus, si possible portée par nos députés et sénateurs locaux

Patrice LOUAISEL

Psychologue

Président  de  « SOS Gramounes isolés »

 

La nuit, l’heure est venue de sévir …

Alors que les « gilets jaunes » manifestent en journée  et généralement calmement une colère légitime, la nuit changement de programme, des gamins de plus en plus jeunes investissent les lieux, cassent tout et se livrent au pillage. La force publique dans un souci d’apaisement et sans doute de pourrissement n’intervient qu’insuffisamment.

Il est grand temps que Monsieur le Préfet et les élus interviennent en interpellant les enfants casseurs et voleurs qui pillent le fruit de notre travail et alourdissent nos impôts locaux par la destruction du matériel communal (panneaux de signalisation, poubelles etc…)

On m’a toujours appris qu’avant 18a, ce sont les parents qui sont responsables de leurs enfants mineurs. La démarche des forces de l’ordre pourrait être la suivante : prise de photos en flagrant délit des délinquants, interpellation, prise de leur identité et de leurs empreintes, raccompagnement chez eux, puis contravention aux parents avec injonction de remboursement du matériel dégradé sur les allocations familiales si nécessaire.(la soustraction temporaire de leur smartphone pourrait être dissuasive en complément au niveau des enfants…) Dès la seconde interpellation et à la première récidive, placement du délinquant dans un centre de ré-éducation fermé où lui sera enseigné une bonne éducation que n’ont pas su lui apporter ses parents

Dans les communes à risques, un couvre-feu à 21h interdisant à des mineurs non accompagnés de leurs parents de trainer dans la rue serait le bienvenu et leur éviterait de suivre le mauvais exemple, tous les mineurs étant ré-accompagnés chez eux par les policiers avec avertissement aux parents irresponsables et sanction financière en cas de dégradations.

A l’heure d’une  « non-éducation » de plus en plus visible, c’est à la Loi de se substituer à des parents transparents et irresponsables qui ne jouent pas leur rôle parental. Nous, contribuables, n’avons pas à payer à la place des parents défaillants.

Un « gilet jaune »

 

Collusion ARS, departement et ... SANOFI

A MED’OCEAN, nous, association de professionnels de santé et d’usagers, travaillons inlassablement à la préservation d’une certaine qualité des soins, que nous lions étroitement à une indépendance avérée vis-à-vis de tous liens de pression qui puissent nuire à des décisions prises dans le seul intérêt des patients (vous pouvez retrouver nos actions sur https://www.medocean.re/ ).

Nous pensons en effet que les liens avec, par exemple, l’industrie pharmaceutique, ne vont pas (cela est suffisamment démontré) dans le seul sens de soins de qualité aux patients.

C’est la raison pour laquelle c’est avec étonnement que nous avons appris que l’Agence Régionale de Santé (dont les soins de qualité aux patients sont justement la raison d’être, nous semble-t-il), en la personne de sa Directrice Générale, accepte de « parrainer hautement » (cf. doc en PJ) une manifestation sur la télémédecine dont deux des partenaires principaux sont le laboratoire SANOFI et la SIPR (grossiste importateur de médicaments à La Réunion).

Ne doutant pas que les nouvelles technologies puissent être bénéfiques pour la santé des populations, et à l’heure où le développement du Dossier Médical Partagé semble avoir sonné, nous sommes cependant très réservés sur les risques non complètement résolus à ce jour que ces innovations font courir à la préservation des données de santé de tous nos concitoyens. Y voir associés des fleurons de l’industrie pour laquelle, tout le monde le sait, les données de santé constituent un véritable Graal à conquérir (il en est de même pour les assureurs), inquiète au plus haut point les acteurs de santé (professionnels, usagers) que nous sommes.

Pour MED’OCEAN Dr HUMBERT Patrice

La Semaine Européenne de la Mobilité fait bouger les différents modes de transport !

C’est reparti pour Semaine Européenne de la Mobilité (SEM) ! Organisée chaque année du 16 au 22 septembre, elle a pour objectif d’inciter les citoyens et les collectivités dans de nombreux pays européens à opter pour des modes de déplacements plus respectueux de l’environnement. Pour cette édition 2018, elle met l’accent sur la multimodalité avec le thème « Mix and Move ». Découvrez le programme que nous vous proposons dans l’Ouest.

 

Profitez du Pass à 1€ pour la Journée du transport public !

Voyagez en toute liberté au tarif unique de 1€ sur l’ensemble des réseaux de transport public de l’île (partenaires de l’opération), toute la journée du samedi 15 septembre (uniquement), à l’occasion de la Journée du transport public.

 

Rendez-vous sur nos stands d’animation : infos pratiques et cadeaux à gagner !

Pour le public scolaire – niveaux CE2 à CM2, des écoles à proximité des sites (entre 8h et 16h)

  • Lundi 17 septembre : Saint-Leu – parking du Foirail
  • Mardi 18 septembre : Trois-Bassins – LENA du TCO (L’Espace Numérique et Artistique à Grande Ravine)
  • Jeudi 20 septembre : Saint-Paul – Case de La Saline
  • Vendredi 21 septembre : La Possession – Jardin de l’église
  • Samedi 22 septembre : Le Port – littoral Nord, à proximité des jeux d’eau (10h-15h)

Au programme : sensibilisation ludique sur les modes de déplacement doux/ actifs, jeu d’adresse, activité manuelle, quiz avec cadeaux à la clé, chant avec les médiateurs, …

Pour le grand public (entre 8h et 16h)

  • Lundi 17 septembre : Saint-Leu – agence kar’ouest à Piton
  • Mardi 18 septembre : Trois-Bassins – agence kar’ouest en centre-ville
  • Mercredi 19 septembre : pôle d’échanges sur Le Port (8h-11h) et gare routière de Saint-Paul* (13h-16h)
  • Jeudi 20 septembre : Saint-Paul – Prisami
  • Vendredi 21 septembre : La Possession – point info vente kar’ouest
  • Samedi 22 septembre : Le Port – littoral Nord, à proximité des jeux d’eau (10h-15h)

Au programme : sensibilisation ludique sur les modes de déplacement doux/ actifs, jeu d’adresse, activité manuelle, course de bus miniatures, quiz et tickets à gratter avec cadeaux à la clé, chasse au trésor, *réalisation d’une fresque murale par des graffeurs, …

 

Thaïlande : vivre 10 jours avec une alimentation réduite.

Il n’y a pas de mots assez forts pour saluer l’exploit des sportifs-sauveteurs qui ont réussi à sortir les 12 adolescents thaïlandais et leur guide de la grotte où ils étaient emprisonnés par la montée des eaux. C’est un grand soulagement pour les familles que toute l’équipe soit saine et sauve. C’est un bon point pour les autorités qui ont su coordonner avec efficacité la recherche de solutions ainsi que le travail des organisateurs et des bénévoles.

 

Depuis plus de 15 jours, le monde entier retenait son souffle, suspendu à la moindre information sur le dénouement sur cette affaire. Plus de 1000 secouristes étaient à la recherche du groupe depuis l’annonce de leur disparition, et c’est au 9e jour qu’ils ont été découverts, encore en vie. Le pire pouvait arriver à chaque instant tellement la situation était inédite, éprouvante et très spécifique. Des propositions ont afflué de partout.

 

Au final, l’équipe décisive était composée de 13 plongeurs étrangers et de 5 membres d’une unité d’élite thaïlandaise. Aucune perte parmi ces sportifs de haut niveau dont les noms et les visages ne font pas la une. L’ensemble de l’opération aura fait quand même une victime. Le 13e jour, un sauveteur thaïlandais qui avait réussi à ravitailler le groupe en oxygène est décédé sur le chemin du retour par manque du précieux gaz. Il semble qu’un aller et retour durait plus de 10 heures !

 

Gageons que des chercheurs en tous genres et des responsables politiques, militaires, éducatifs etc tireront des sujets d’études de l’événement et des prouesses humaines. En particulier, le fait que l’équipe soit restée 10 jours en bonne condition physique grâce aux enseignements dispensés par l’accompagnant, un jeune bouddhiste de 25 ans qui a su gérer les risques en situation de crises multiples. Jusqu’aux premières interventions, comment ces jeunes âgés de 11 à 16 ans ont-ils vécu 10 jours avec 10 fois moins de nourriture et de médicament que d’habitude ?

 

Ary Yee Chong Tchi Kan

Fraternité Réunionnaise

 

Carrière de Bois-Blanc à Saint-Leu : Réunionnais, exprimez-vous !

L’Association des Usagers de la Route en Corniche invitent les Réunionnais à s’exprimer massivement en faveur de la carrière de Bois Blanc/Ravine du Trou à Saint-Leu. Les citoyens peuvent apporter leur contribution dans les mairies de Saint-Leu, des Avirons et de L’Etang-Salé à partir de ce lundi 25 juin et ce jusqu’au 25 juillet 2018 pour la 3ème enquête publique de ce projet.

Rappelons les faits. Le chantier de la nouvelle route du littoral, prévu pour sécuriser l'axe de communication La Possession/Saint-Denis, est composé d'une grande partie de digue qui nécessite de gros enrochements de protection mais aussi de grandes quantités de remblais. Ce chantier aura encore besoin de 10 millions de tonnes de roches. C'est pour cela qu'il faut ouvrir des sites d'extraction en roches massives car les carrières alluvionnaires actuelles ne disposent pas de roches de ce calibre (entre 0,1 et 5 tonnes) et les andains ne suffiront pas à couvrir tous les besoins du chantier.

Le meilleur site d'extraction est celui de Bois Blanc Ravine du Trou à Saint-Leu. La qualité et la quantité de roches convient tout à fait au chantier de la digue de la NRL. Il y a peu de monde à proximité du site, les enjeux environnementaux sont modérés et peuvent être maîtrisés. Le site est en friche, son exploitation permettra une valorisation du terrain et créer de nombreux emplois directs et indirects (conducteurs d’engins, terrassiers, mécaniciens).

Contrairement aux allégations des opposants, l'exploitation d'une carrière est strictement encadrée. C'est une ICPE (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement). Ce cadre réglementaire garantit aux riverains la prise en compte des risques en particulier ceux liés à l'environnement et à la santé. Et le nouveau projet présenté par le carrier réduit de manière significative les impacts environnementaux et sanitaires.

La nouvelle mouture du projet ne comprend que 19 hectares et pour éviter le passage des camions sur la route côtière et les rond-points de L'Etang-Salé les bains, l'exploitant a prévu la construction d'un demi échangeur qui relie directement le chantier à la route des tamarins.

Par ailleurs, les horaires d'activité de la carrière se dérouleront de 05h à 19h les jours de semaine et le samedi matin. Il faut savoir que l'éclairage sera réduit pendant les périodes de vols nocturnes des oiseaux marins.

D'ailleurs en matière contraintes réglementaires, le projet a été validé par l’autorité environnementale et est conforme au Schéma d'Aménagement Régional SAR, au Schéma de Mise en Valeur de la Mer, du schéma de Cohérence et d'Orientation Territoriale SCOT, du Schéma Départemental des Carrières SDC, au Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux SDAGE, le Plan de Prévention des Risques PPR de la commune de saint-Leu et le code forestier pour une dérogation pour défricher le terrain.

Concernant réduction des émissions de poussière, l’approvisionnent en eau, les éventuelles nuisances sonores, la protection de la faune et de la flore, la retenue des eaux de ruissellement, toutes les garanties ont été apportées dans ce nouveau projet.

A l'issue des travaux qui devraient durer 2 ans et demie (temps de réhabilitation compris), la partie haute 10 hectares sera intégrée au périmètre agricole irrigué et sera attribué à des jeunes exploitants agricoles tandis que la partie basse sera remise en état naturel et revégétalisée.

Pour toutes ses bonne raisons,l'Association des Usagers de la Route en Corniche (AURC) appelle les Réunionnais à s’exprimer pour le developpement de La Réunion.

Pour l'AURC,
Le président Roland Lambert

 

 
 

Ce qu'ILEVA ne dit pas à la population !

Le  26 mars, c’est le Gand coup de Communication VERTE dans les presses locales où Monsieur MICHEL FONTAINE, patron  d'ILEVA (le Syndicat mixte de traitement des déchets dans le SUD) nous a présenté les vertues de son Futur Aspirateur brûleur de déchets …connue sous le nom d’Unité de Valorisation Energétique, néfastement et populairement appelée INCINERATEUR.
 
Le maitre de cérémonie, assisté de ses collaborateurs, ont tenté de prêcher la bonne parole pour dire aux réunionnais que toutes les précautions ont été prises  dans le cahier des charges du marché public … si cela est vrai, je les mets tous au défit de trouver un Incinérateur ou UVE en France et dans le monde qui ne pollue pas et qui n’émet pas de gaz à effet de Serre ? Pouvez-vous, messieurs et mesdames en attesté sur votre honneur? 
 
Votre solution au problème qui consiste  à incinérer au lieu de l’enfouir des déchets, consiste juste à déplacer le problème, un petit tour de passe passe à 250 million d’euros. Conséquence au lieu de polluer les sols et les nappes phréatiques, vous proposez  d'aller polluer cette fois-ci notre air, notre agriculture. De plus, rappelons le, que l’enfouissement est toujours dans le process de la valorisation énergétique. Les déchets ultimes hautement toxiques, restant après l’incinération (qui représente 25 % de la matière), beaucoup plus dangereux et polluant par apport à ceux qui sont enfouis actuellement, pourraient être enterrés dans les sols Réunionnais… et oui … ILEVA par la voie de ses représentants souhaite l’aménagement à La Réunion d’un centre d’enfouissement de déchets hautement toxiques alors que cela est fortement déconseillé par rapport à la sismicité de l’Ile.
 
Concernant le volume des déchets qui ne diminue pas, ce prouve bien échec de votre politque à ce niveau, vous vous trahissez vous même, car vous prouvez que vous n’agissez pas à la base, à  la source de la problématique des déchets. Les réunionnais comprennent vos objectifs : vous ne souhaitez pas les réduire, mais les augmenter, car votre seul objectif est de les bruler tout simplement pour un maximum de rentabilité économique !
 
En matière d’emplois, il convient de rappeler que lorsque n’incinération crée 1 emploi, le recyclage lui en crée 6. En Europe l’incinération c’est 28 000 emplois directes et 28 000 emplois indirectes, alors que la filière recyclage représente elle 500 000 emplois. Il y a bien là un intérêt social important pour notre département qui connait un fort taux de chômage. Cela doit nécessairement  peser sur nos choix pour le traitement des déchets ….
 
Mais, force est de constater que vous êtes des aveugles qui ne veulent pas voir alors que le bon sens exige, dans dossier comme celui là,  de la clairvoyance, de l’innovation pour notre l’intérêt général à tous car nous devons réduire massivement tous ces déchets et mieux les recycler? Visiblement vous n’avez pas envi de faire travailler en ce sens ! Vous préférez les solutions de facilité, qui restent très contestables pour l’avenir de notre ile, de notre planète au lieu de réfléchir sur modèle  réunionnais de gestion des déchets qui soit propre pour notre environnement, qui soit porteur d’emplois…
 
Je conclurai par vous dire, mesdames et messieurs les représentants d’ILEVA, vous n’avaient pas le droit de parler de l’avenir de nos enfants, quand vous soutenez la pollution, lorsque vous gagez financièrement les générations futurs ...
 
Luc LALLEMAND président du mouvement des écologistes réunionnais